Concert du 31-03-2001 (Metal Odyssey)

Au Hof Ter Lo, Anvers

A l'affiche :

Les avis :

L'avis de Xaendiss

Susperia

Susperia était la surprise du jour. Avant d'arriver sur place, je ne savais même pas quel type de Metal il jouaient... Je ne suis pas vraiment un fan de Black, et, devinez quoi, Susperia est un groupe de Black.
Au niveau musical, cependant, il faut bien avouer que ces petits nouveaux se défendent pas mal. Il y a même quelques passages très mélodiques, de style Heavy/Gothic, où le chanteur produit une voix claire qui n'est pas sans rappeler celle du chanteur de Metallica. Malheureusement, la mélodie entamée dans ces quelques instants de calme se perd totalement dans ceux qui l'entourent, c'est à dire des parties de pur Black bien brutal, où l'on entend plus que les guitares et la batterie... Et c'est dommage.
Tout ce que je peux leur souhaiter, c'est qu'il arrivent à mieux intégrer ces passages calmes à leurs titres, un peu comme Dimmu Borgir, et qu'ils cessent de massacrer leurs propres mélodies.
Si ils y arrivent, le groupe pourrait valoir le détour...

Lacuna Coil

Ce n'était pas la premiètre fois que je voyais Lacuna Coil en concert, mais, cette fois, je suis resté sans voix... Ou, plutôt, je me la suis complètement démolie à force de chanter.
Tout d'abord, je dois avouer que l'arrivée de Cristina m'a choqué. Je savais qu'elle était pour le moins attirante, mais, en fait, elle est mieux que ça. Vétue d'une robe longue de velours rouge profond laissant les épaules dénudées, elle n'a laissé personne indifférent dans la salle. (Jalousies, jalousies...)
Pour ce qui est du concert en lui même, force est de constater que leur jeu de scène s'est beaucoup amélioré en deux ans. Le chanteur, Andrea, n'est plus la sauterelle désagréable de l'époque, et le duo avec Cristina est tout à fait au point, que ce soit vocal ou chorégraphique.
Pour ce qui est de la musique, le groupe nous a baladé entre les titres de son premier album "In a Reverie" et ceux de son dernier (et second), "Unleashed Memories". Personellement, j'ai particulièrement apprécié la version boostée aux amphés de "1.19", et la reprise éclatante de "My Wings"...
Bref, du tout bon, mais, bon dieu, 45 minutes, c'est vraiment trop court...
Un coup de geule cependant, au public qui était vraiment trop mou... Ils étaient là pour du Black, mais quand même...

Nevermore

La grosse déception... Nevermore n'à pas pu jouer, pour cause de chanteur déclassé... Inflamation canon de la gorge selon le groupe, diarhée explosive selon le chanteur d'In Flames, qui à lui d'ailleurs dédié leur concert...
La vérité ? Elle est sans doute ailleurs ;-)

In Flames

Il est parfois difficile de ne pas apprécier l'ambience que met un groupe dans une salle... Et, à ce niveau, In Flames est à la hauteur de son nom... On peut dire qu'il ont vraiment mis le feu...
Depuis le tout début de leur partie, où un feu d'artifices non attendu (par le public) à mis le feu au poudres, jusqu'à la dernière note, la salle entière à vibré au son de ces allumés du Metal au son un peu touche-à-tout. Musique speedée, son aux mélodies bien tranchées, présence du groupe sur scène... Tout ce qu'il faut pour un concert réussi.
Une heure de bonheur.

Dimmu Borgir

Comme je l'ai déjà dit au début, le Black, c'est pas trop ma tasse de thé... Mais dans le cas de Dimmu Borgir, un peu comme pour Cradle of Filth, la partie Symphonique/Gothique de leur son, principalement du aux claviers, les rachète à mes yeux. D'ailleurs, j'apprécie beaucoup leur dernier album ("Puritanical Euphoric Misanthropia")...
Malheureusement pour moi, sur scène, les claviers ont perdu la voix... Ou du moins étaient totalement recouverts par une batterie (menée de patte de mâitre par l'ex-batteur de Cradle of Filth) et des guitares au bord de la crise d'apoplexie.
Dès lors, il ne restait plus guère que du Black pur et dur, ce qui n'a pas manqué de réjouir les nombreux amateurs présents dans la salle...
Pour tout dire, je n'ai reconnu les titres du nouvel album que grâce aux paries de voix claire du bassiste (lui aussi annexé d'un autre groupe). Mais je ne suis pas un expert, loin de là.
Bref, pour les amateurs du genre, ce fut un concert mémorable...
Pour moi, au bout de 45 minutes, ca commencait à devenir lassant... Je ne vous dis pas au bout de l'heure et demie qu'a duré le concert...

L'avis d'Hellric et Shade

Ca commence mal ! A lŽentrée nous voyons une affichette navrante : Nevermore annule aujourdŽhui, Warrel Dane étant out ! Après un bon verre pour sŽen remettre nous allons faire nos emplettes au métal market (ben oui, si vous voulez encore des chroniques, il faut bien se fournir ;-) ), notre ami Xaen achetant lŽexcellentissime Puritanical Euphoric Misanthropia en box limité : il a de la chance, il a une belle affiche en bonus, quŽil pourra se trimballer pendant le premier concert, la sortie étant interdite jusque 18h30 ! Direction la salle donc, pour le show de Susperia. La salle est déjà pas mal remplie, environ aux 2/3, lŽautre tiers étant agglutiné au bar et aux shops. Après un intro indus intriguante, les cinq furieux de Susperia déboulent et nous balancent leur black/trash en pleine tronche ! Et ça fait mal aux oreilles, le volume étant très très fort : nous sommes un peu cueillis à froid. Le mix est mauvais, et on nŽentend pas très bien la batterie, un comble pour un groupe fondé par un batteur. Ce dernier sera dŽailleurs mis en avant par le chanteur Athera, et il recueillera même une petite ovation des premiers rangs, pas mal alors que lŽalbum est sorti il y a seulement deux semaines ! Les passages brutaux sont donc un peu confus, mais quelques échappées mélodiques et heavy à souhait nous accrocheront tout de même (« Specimen », « Vainglory » et surtout « Blood on my hands »). Le chanteur alterne les vocaux typiques black avec des passages clairs, dont les intonations rappellent James Hetfield !!! Susperia a démontré son potentiel, nous suivrons donc sa jeune carrière avec intérêt, ce fut la bonne surprise de la soirée !
Place ensuite à Lacuna Coil, dont tous les musiciens sont vêtus de robes de bure noire, et changement dŽambiance : celle-ci se fera extatique, recueillie même, la foule étant hypnotisée par la voix et les ondulations de la splendide Cristina. Le set est efficace et bien en place (hormis certains solos, un peu poussifs), essentiellement basé sur Unleashed Memories, mais sans doute un peu « mou » pour un public manifestement venu pour des sensations bien plus extrêmes, qui ne réagira guère. A noter une progression frappante du chanteur Andrea Ferreo.
Après un bref passage des trois rescapés de Nevermore, venus sŽexcuser de ne pouvoir jouer, lŽheure du plat principal de ce festin métallique était venue : In Flames ! Et les suédois nŽont jamais autant mérité leur patronyme : ils ont embrasé la scène (spectaculaires effets pyrotechniques) et le public. Les pogos furent mémorables et très violents, certains énergumènes étant manifestement venus avec de mauvaises intentions (nespa Xaen, ton bleu va mieux ? :-) ). Mais il est vrai que résister aux rythmiques millimétriques assénées par In Flames relevait de la gageure : ils ont passé en revue tous leurs albums, mais le dernier (« Clayman ») est vraiment taillé pour la scène (avec notamment ce nouveau standard du groupe « Only for the Weak ») ! Les mélodies passaient toutefois hélas un peu au second plan à cause dŽun son trop puissant.
Enfin il nous restait à subir les assauts de Dimmu Borgir. Nous attendions lŽintro de Puritanical Euphoric Mysanthropia, et nous avons eu droit à une intro originale, inquiétante à souhait (nous avons eu droit à lŽintro de P.E.M. ensuite, étrange !) ! Ensuite les Norvégiens ont pris dŽassaut la scène, balançant avec conviction les morceaux de leur dernier opus, servis par des pyrotechniques impressionnants (jets de flammes de 2m de haut et batterie de Nick en feu !). Il mŽest difficile de juger de la prestation scénique du groupe, car le son était assez pourri, les guitares trop en avant ont totalement occulté les claviers symphoniques de Mustis, qui trônait en maître de cérémonie macabre… mais muet ! Du black symphonique sans le symphonique, ce nŽest pas évident… Quant au pauvre bassiste Simen, non content dŽêtre également étouffé par les guitares pour ses parties de chant clair, il sŽest pris les pieds dans ses câbles et nous a gratifiés dŽune belle cascade… Enfin il a de la chance dans son malheur, il aurait pu se faire rôtir par les pyrotechniques :-). Entre les chansons, le groupe quittait à chaque fois la scène, ce qui laissait des blancs bienvenus pour reposer nos pauvres oreilles… Et enfin, les Norvégiens, décidément maudits, eurent raison de la partie droite de la sono ! Probablement vexés, Shagrath et sa bande sont partis sans un mot et sans un rappel (merci pour les fans !) ! Ce nŽétait pas le jour de Dimmu Borgir. A revoir dans de bonnes conditions