Concert du 31-03-2002

Au Hof Ter Lo, Anvers

A l'affiche :
Les avis :
L'avis de J&B

Dimanche de Pâques 31 mars 2002. C'est aujourd'hui que Jésus, non content d'avoir été cloué trois jours plus tôt, doit ressusciter. Mais cette année, il a décidé de se venger. Il a réuni pour ça toute son armée, l'invitant à fêter son retour en beuglant, buvant des bières et faisant le plus de bruit possible en tapant sur des tambours, dans une salle avec une bonne isolation acoustique, merci aux ingénieurs qui sont super sympa.

Enfin, comme dirait le Mayeu : "C'est ici qu'on devrait tourner la pub pour DREFT DARK © !"

Catastrophic

Catastrophic est le nouveau groupe d'Allen WEST, guitariste et principal compositeur chez Obituary avant que l'usine à hurlements ne rende son bulletin, puis faillite. Donc la musique de Catastrophic est fortement influencée par celle Obituary, on peut d'ailleurs avancer sans trop se tromper que c'est ce qu'aurait du être leur nouvel album. Seulement, c'est pas Obituary qui joue, c'est pas John TARDY qui chante (euh, ....qui beugle ....pardon), donc c'est tout de suite moins pro et moins prenant. Le set décolle juste aux 2/3 reprises de vieux de la vieilles du combos (période 'Cause Of Death' principalement) sinon, ben du bon mid-tempo légèrement hardcore parfois (des rapprochements avec le premier Six Feet Under peuvent aussi être fait), solo alambiqués,... Du death, quoi.

Kataklysm

Du death américain bien basique mélangeant Morbid Angel et Cannibal Corpse, rien d'autre à dire si ce n'est qu'on entendait principalement la batterie en que c'en était vraiment casse burnes à la longue : tac- tac- tac- tac- tac- tac- tac- tac- tac- tac- tac- tac- tac- tac- tac- tac- tac- tac- tac- tac- tac- tac- tac- tac- tac- tac- tac- tac- tac- tac- tac- tac- tac- tac- tac- tac- tac- tac- tac- tac- tac- tac- tac- tac- tac- tac- tac- tac- tac- tac........

Disbelief

Première pointe d'originalité dans ces groupes de death metal de première partie : la musique de Disbelief est assez lente et répétitive, voire légèrement indus, en complant à ça une voix ultra agressive faisant penser instantanément à du Obituary (tiens donc, c'est la journée). Mais dès que la surprise de l'originalité est passée, ça reste du death metal, donc rien 'autre à dire, concert assez typé.

Hypocrisy

Voir Hypocrisy en concert, un rêve enfin devenu réalité ! Et, croyez moi, ils assurent à donf'. Faut dire que j'étais déjà 'parti pris' avant que le concert ne démarre : rien que le décors de fond très Roswell impressionnait assez, et m'a scotché un énorme sourire sur la tronche. Ca démarre sur les chapeaux de roue avec un "Fractured Millenium" détonnant, que rêver de mieux comme entrée en la matière ? Ensuite, ben un magnifique set d'une grosse heure mélangeant les titres les plus 'catchy' des deux dernières réalisations du combos ("Don't Judge Me", "Destroyed", "A Public Puppet", "Blinder") aux autres plus atmosphérique ("Fire In The Sky", "Untill The End" "Uncontrolled",...) ainsi qu'en jouant les grands 'tubes' que sont "Roswell 47", "The Fourth Dimension", "Obsulum Obscenum", "Apocalypse" et l'énorme "Final Chapter" pour tout péter à la fin. Plus que la qualité de jeu des musiciens, ce qui m'a vraiment impressionné c'est de voir le Peter Tägtgren à l'action. Ce mec est un fêlé du son. Il règle tout, tout en jouant, d'un signe de la tête ou d'une interpellation rapide il dit aux techniciens d'augmenter un peu les cymbales, la bass, la voix,... ou le tout pour avoir le son parfait qui colle à l'ambiance de chaque titre. Du grand professionnalisme, mais tout en restant très cool et très proche du public. Great !

Immortal

Immortal en live, ça vaut toujours le coup d'oeil, ces mecs sont vraiment des clowns. Au vu des photos dans les livrets, on pourrait se dire qu'ils se prennent la tête à avoir l'air les plus méchants du monde avec leur maquillage à la con, leurs armes et leurs tronches de découpeurs de cadavre. Mais nan, tout ça est plus ou moins du second degré. Car en live, c'est tout miser sur la clownerie : petit pas de danse, faux airs de méchant, intonations hilarante pour le petit speech entre deux titres, 'crachage' de feu en rythme et 'manquage' de reprise du retour de flamme dans la tronche,... Et tout ça en assurant un max point de vue musical, tout est nickel, sans aucune erreur. Car ils ne sont que 3 sur scène, mais ils assurent le boulot d'une bonne demi-douzaine de musicien; ce batteur, bordel ! !! ! ! Set axé principalement et logiquement sur les trois derniers album (seulement deux titres de "Battle In The North" en guise de nostalgie), ce sont évidemment les titres du dernier album qui ont fonctionné les mieux ("Tyrants" et "Antartica" en têtes). C'est beau, la puissance du nord.