| Manuel Munoz | : Voix, Guitare |
| Gilles Moinet | : Guitare, Voix Secondaire |
AM : The Perpetual Motion est sorti en 2005, tu peux nous raconter un peu tout ce qu’il s’est passé pour vous entre temps ?
Gilles : Pas mal de chose en fait. Suite à l’excellent accueil de « The Perpetual Motion », le groupe a pu faire bon nombre de dates en Europe, dont une tournée en 1ère partie d’Epica. En mai 2006, Nicolas, membre fondateur, a du faire le choix difficile de quitter le groupe pour se consacrer à sa famille. J’ai ainsi eu l’opportunité d’intégrer The Old Dead Tree. Nous avons fait quelques dates et avons enchaîné sur l’écriture du nouvel album : « The Water Fields ».
AM : Deux ans après sa sortie, comment considérez vous à présent le précédent album et en quoi The Water Fields s’en démarque t-il ?
Gilles : « The Water Fields » est beaucoup plus sombre et agressif que ces prédécesseurs. Ceci est en grande partie lié aux conditions très difficiles dans lesquelles l’album a été composé. Nous avons en effet du faire face à un changement de management, au départ de Nicolas, puis mon intégration, ainsi qu’à deux naissances coup sur coup. Sans compter la barre mise très haut suite au très bon accueil de « The Perpetual Motion ». Tout cela a créé un climat de tension qui transparaît tout au long de l’album.
D’un point de vue purement musical, « The Water Fields » est beaucoup plus fouillé que « The Perpetual Motion ». Chaque morceau fourmille de détails ce qui n’a rendu le mix que plus difficile pour Andy Classen.
AM : Vos trois albums suivent un concept, est- ce que vous avez les idées de concept avant même l’écriture des morceaux ou cette idée née elle pendant l’écriture des textes ?
Manuel : Nous travaillons généralement la musique avant les paroles. La composition de The Water Fields n’a pas échappé à la règle. Le concept général de l’album tourne autour du déni, de la fuite face aux problèmes que nous sommes tous amenés à rencontrer tôt ou tard dans notre vie. J’ai toujours écrit des textes aussi personnels qu’égoïstes mais pour cet album, je voulais livrer moins de moi même et me concentrer sur la vie d’autres personnes, réelles ou inventées. Le fait est que, une fois l’enregistrement terminé et la pression retombée, je me suis aperçu que j’avais traversé la plupart des sentiments évoqué dans les paroles de l’album au cours de sa conception. Il faut croire que je ne peux échapper à mes travers…
AM : Vous avez encore enregistrés avec le même producteur, vous n’avez pas eu envie de vous tourner vers quelqu’un d’autre cette fois ci ?
Gilles : Comme je t’en parlais précédemment, les événements auxquels le groupe a du faire face pendant la phase de composition ont été tels que le choix de retravailler avec Andy Classen nous a paru évident. Nous étions au moins sûrs d’une chose : obtenir le résultat que l’on voulait. Andy était très motivé pour travailler une nouvelle fois avec nous. Il a enregistré un nombre incalculable d‘albums de metal et savait tout à fait ce que nous recherchions. L’avenir nous dira si nous retravaillerons à nouveau avec Andy Classen.
AM : Vous allez commencer une tournée début octobre, quels titres de The Water Fields allez vous jouer sure scène ?
Gilles : En effet, cela va faire 1 an que le groupe n’a pas donné de date. Nous avons vraiment hâte de remonter sur scène afin de donner une autre dimension aux nouveaux titres et de les mélanger aux plus anciens. Je ne peux pas à l’heure actuelle te dévoiler ce que contiendront les futurs sets list, mais il est sûr que « The Water fields » sera très bien représenté.
AM : Qui va assurer les premières parties ?
Gilles : Certaines premières parties ne sont pas encore officiellement annoncées, mais je peux déjà te citer les noms : Blazing War Machine, Distress, Liturgy of Decay, Autumn… Quant aux dates allemandes nous partagerons l’affiche avec Dead Soul Tribe.
AM : La première date de la tournée se fera au nouveau casino à Paris, ça ne va pas être trop stressant de débuter cette tournée par une date à la maison avec tous les potes, journalistes, etc. ?
Gilles : Si, certainement, mais cela nous oblige aussi à donner le meilleur de nous même pour cette première date. Nous ne serons que plus confiant pour la suite.
AM : Vous avez acquis une certaine notoriété en France, mais qu’en est t-il du reste de l’Europe voir du monde ?
Manuel : « The Perpetual Motion » avait bénéficié d’excellentes chroniques en Europe et nous a ouvert les portes de la Hollande et de la Belgique où nous avons beaucoup tourné. La presse Allemande a toujours apprécié nos disques et le concert que nous avions donné au Wave Gotik Treffen a été un véritable succès ! Les bons échos qui ont suivi et la sortie de « The Water Fields » semble faire bouger les choses puisque nous allons y retourner en compagnie de Dead Soul Tribe cet hiver.
AM : Pour finir, une question un peu à part, quel album vous fait triper en ce moment ?
Gilles : En ce moment j’écoute beaucoup le nouvel album de Christian Death, « American Inquisition », que je trouve vraiment très réussi et bien supérieur aux albums que le groupe a sorti ces dernières années. Sinon je suis très fan du dernier Celtic Frost, « Monotheist », qui est vraiment incroyable !