Dimmu Borgir « Puritanical euphoric misanthropia »
Chronique :
Deux ans après sa dernière bombe, Dimmu Borgir nous revient transformé par de nombreux changements de line-up. Exit Tjodalv, batteur, remplacé par le
monstrueux Nicolas Barker (ex COF), exit Nagash à la basse, parti s’occuper de The Kovenant en full time, remplacé par Simen de Borknagar, et exit Astennu
pour les incontournables « divergences musicales », remplacé lui par Galder, leader de Old Man’s child. Voilà, le contexte est planté pour l’événement.
Car c’en est bien un : Dimmu sort renforcé de ces changements ! L’une des mega-bombes de l’année est incontestablement là, preuve que le black metal est
loin de s’essouffler, et peut agrandir son public aux fans de heavy. C’est un concentré de ce que le groupe a fait de mieux, un véritable hymne qui révèle
les diverses facettes du Malin : l’intro est grandiose et malsaine, les agressions à la double grosse caisse ponctuées par les hurlements haineux de Shagrath
contrastent avec des passages éthérés et mélancoliques (mais toujours malsains, rassurez-vous), les arrangements sont subtils et inédits, les riffs bien
heavy, les rythmiques variées et inventives, quelques voix claires ou passées au vocoder pimentent certaines compos, et l’apport de l’orchestre symphonique
de Göteborg amène profondeur et grandeur aux morceaux. Les claviers de Mustis ne sont pas en reste, et il se risque à des sonorités parfois indus « Hybrid
stigmata » dignes d’un Samael !
L’album se termine par une reprise aux amphétamines du « Burning hell » de Twisted Sisters, preuve que Dimmu ne crache pas sur les vénérables ancêtres
!
Enfin, la production grandiose de Fréderik Nordström (studios Fredman – In Flames, Dark Tranquillity, …) enfonce le clou encore plus profond… Bref en
un mot la beauté du diable !
Hellric
Appréciation :
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Présentation/booklet
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