Appréciation musicale :
Genre : électro métal symphonique

Rammstein « Mutter »

Distribution : Motor 2001
Durée : 47 min, 11 titres
Site : www.rammstein.com

 Chronique :  

Si lŽon excepte le « Live aus Berlin » et lŽexcellentissime reprise de Depeche Mode, « Stripped », les derniers méfaits de nos joyeux teutons de Rammstein remontent à 1998. Après 3 ans dŽabsence, il était légitime de se demander quelle orientation musicale ils allaient emprunter. Le groupe était attendu au tournant, dŽautant plus quŽil sŽagissait du cap sensible du 3ème album. Et bien cŽest la fin de lŽangoisse car le Rammstein nouveau, produit dans les vignes du sud de la France, aux studios Miraval (Pink Floyd, ACDC, …) est un cru absolument extraordinaire ! Les fans peuvent être rassurés, Rammstein sŽest renouvelé sans se répéter ni se trahir. Le style du groupe est toujours bien identifiable, les riffs dŽacier trempé de Richard Kruspe appuyés par les rythmiques ultra-martiales de Christof Schneider, le chant grave en allemand uniquement de Till, les claviers tanzants de Flake et surtout des compos directes et plus imparables que jamais... Les différences principales avec Herzeleid et Sehnsucht se situent au niveau des tempos, plus lents, qui donnent un aspect plus sombre et mélancolique (« Mutter », « Nebel ») mais sans sacrifier la puissance, et les arrangements somptueux. Les allemands se sont réellement fait plaisir sur cet album, nŽhésitant pas à sŽadjoindre un orchestre symphonique et quelques voix féminines, qui transcendent les excellentes compos de Mutter. Ils expérimentent aussi de nouveaux effets avec beaucoup de bonheur, comme un chœur, ou plutôt une foule, dŽenfants sur « Ich will », des voix de schtroumpfs sur la contine métal de « Spieluhr », des bruits de bottes qui rythment la marche-militaire-metal « Links 2 3 4 ». Ce dernier titre risque en passant de faire couler beaucoup dŽencre de la part des journalistes de la presse généraliste en quête de controverses ! La pochette est comme dŽhabitude dŽun goût exquis et douteux : le groupe semble baigner dans un bocal de labo de biologie… Et que dire de la production de Jacob Hellner (Clawfinger) ? Monstrueuse, grandiose, et donc parfaitement adapte à cet album ! Alors, à lŽapproche de la fête des mères, ruez-vous sur « Mutter », vous nŽen reviendrez pas !

Hellric

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