Appréciation musicale :
Genre : métal gothique et tellement plus...

Sirenia « At sixes and sevens »

Distribution : Napalm 2002
Durée : 53 min, 9 pistes
Site : www.sirenia.no

 Chronique :  

Morten Veland, bien que père fondateur de Tristania, l’un des leaders incontestés de la scène goth actuelle, a été viré comme un malpropre de ce groupe, pour de sombres raisons qui m’ont l’air d’être des questions d’ego plutôt que des « divergences musicales ». Traîné dans la boue dans la presse par ses ex-compagnons d’(in)fortune, il a réagi de la meilleure manière qui soit, par la musique, sa réponse est cet opus, « At Sixes and Sevens » et elle enterre sans merci ses détracteurs... Car cette réponse est magistrale, inouïe, transcendantale ! Le label présente timidement cet opus comme « la suite de Beyond the Veil » de Tristania, mais c’est incommensurablement plus ! Jamais un album de métal gothique ne m’a fait pareil effet, pas même « Velvet Darkness they fear » de Theatre of Tragedy, ni « Widow’s weed » de Tristania, et pourtant Dieu sait que j’aime ça. Morten Veland s’est réellement surpassé, il étale sa classe de compositeur et d’arrangeur au long des 9 titres, tous excellentissimes, sans la moindre faille. C’est bien simple, tout y est : des mélodies éternelles, des riffs ébouriffants, l’émotion à fleur de peau du goth avec des parties de claviers énormes et lumineuses, des chœurs grandioses, la virulence du death, la noirceur du black metal, le tout transcendé par le talent pur de cet homme ( ?). Ajoutons encore la prestation du violoniste hors normes Pete Johansen (Sins of Thy Beloved, The Scarr). Je comprends maintenant à quel point c’était lui, Morten, le cerveau, le génie de Tristania, ce qui explique la baisse de régime de ce « World of Glass » décevant, composé sans lui. Sirenia, son nouveau groupe, il l’a monté en très peu de temps, avec l’aide de son pote Terje Refnes. Ce dernier l’a assisté pour la production et lui a dégoté une chanteuse de premier plan, la française Fabienne Gondamin, dont la prestation est en tout point remarquable, à des lieues des poncifs sopraniques qui émaillent le genre. L’un des albums de l’année, c’est certain, et une référence insurmontable pour qui osera s’y frotter !

Hellric

 Appréciation :  

Musique :
Production :
Présentation/livret : (box métallique limité, superbe)