Appréciation globale :
Genre : Dark metal symphonique

Septic Flesh « Sumerian Daemons »

Distribution : Hammerheart 2002
Durée : 55'59, 13 pistes
Site : www.septicflesh.com

 Chronique :  

Il aura fallu trois ans de patience aux fans de Septic Flesh pour voir arriver le successeur de " Revolution DNA ", et les interrogations étaient nombreuses quant à cette suite. Cette dernière avait marqué une évolution assez radicale chez Septic Flesh, qui avait séparé son côté symphonique vers un side-project distinct, Chaostar, et s'était tourné vers les samples et l'électronique pour sa révolution Dark New Age. Au vu de la pochette, on se dit qu'il reste un côté électronique, symbolisé par les câbles, un côté menaçant et maladif, et même cabalistique (tête de bouc et runes), ainsi qu'un nouveau logo, plus … heuh… fourchu… Ces éléments sont un reflet fidèle de la version 2002 de Septic Flesh. Après une intro orchestrale monumentale (vous aimez Carmina Burana ?), le groupe remonte d'un cran (au moins) en agressivité, notamment sur " Unbeliever ", dans un black symphonique digne de Dimmu Borgir, " Sumerian Daemons " est leur album le plus violent depuis des lustres. Ensuite le très heavy " Virtues of the Beast ", avec ses chœurs à la Therion, prouve que les merveilleuses mélodies aux harmonies étranges, si typiques du groupe, sont plus attirantes que jamais, et la qualité se maintiendra au top jusqu'au bout. Le côté électro malsain est toujours là, mais dilué dans des imprécations beaucoup plus mystiques et démoniaques. Le retour des parties vocales de Natalie Rassoulis, qui participé à la renommée de Septic, est bienvenu, car elle parvient à insuffler davantage de profondeur par ses interventions très mesurées. Le travail sur la voix de Spiros est gigantesque aussi, elle est plus variée et torturée que jamais. Derrière les manettes, on retrouve l'excellent Fredrik Nordström et son Fredman, studio qui devient décidément très affûté pour le métal extrême symphonique. Les doutes se sont envolés, Septic Flesh revient plus fort que jamais et confirme l'excellente santé du métal grec, pas forcément le plus prolifique, mais d'un niveau remarquable, comme l'a démontré Rotting Christ avec " Genesis ". L'un des albums incontournables de l'année, aussi ténébreux qu'envoûtant, une nouvelle vision de la beauté fatale des Démons !

Hellric

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