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Anthrax « We've come for you all »
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Distribution
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: Nuclear Blast 2003
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Durée
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: 14 pistes +2 bonus
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Site
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: www.anthrax.com
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Chronique :
Voici l'album qui pourrait faire rebondir Anthrax, et à plus d'un titre. Je m'esplique. Le groupe a radicalisé ses compos, la plupart du temps au niveau des tempos, pas toujours au niveau du son. Et au contraire de Stomp 442 qui s'essouflait en tentant de perpétuer l'assaut de Sound Of White Noise, on assiste ici à un regain de vitalité par rapport à Volume 8 - The Threat Is Real, qui sans être mauvais, avait de quoi décevoir.
Bizarrement, la plage titulaire (rejetée en fin d'album) m'a paru comme une des moins percutantes. Mais avec What Doesn't Die en ouverture, Black Dahlia, un millier de petits passages tuants ici et là, et surtout Nobody Knows Anything, la plaque tourne carrément à la démonstration de l'éternel Charlie Benante, que je placerais sans trop hésiter dans mon "dream-team" du metal. Chaque plage n'est plus de la percussion, c'est un chapitre d'un ouvrage appelé "comment taper sur des fûts pour dégoûter le reste des batteurs". Même la plage "soft" de l'album, Safe Home, a été relevée à grands renforts de double caisse et de gros riffs, ce qui ne laisse finalement qu'un refrain en demi-teinte qu'on oublie vite.
Donc, presque toutes les plages ont des riffs avec une attaque suffisamment marquée pour éviter l'écueil du nu-metal (manquerait plus que ça !), le tout étant soigneusement enrobé de la présence vocale de John Bush. Ce qui me fait dire que lui aussi aurait sa place dans mon dream-team. Le talent et la personnalité de ce type sont assurément un atout capital du groupe. N'hésitant devant rien et mettant les petits plats dans les grands, Anthrax tape même dans le guest-starring avec une paire de solos assurés par le grrrrand Dimebag Darrell de Pantera, ainsi qu'une (obscure) participation de Roger Daltrey (ex-The Who) quelque part dans Taking The Music Back.
Mais finalement, tout ceci n'est pas très différent de l'opus précédent -- après tout, Darrell y jouait aussi la moitié des solos ! Plus fondamentalement, Anthrax renoue avec le line-up bi-guitariste, avec la titularisation de Rob Caggiano. J'étais impatient d'entendre le résultat, vu que le départ de Dan Spitz m'a toujours paru comme la principale raison des résultats moyen-moyen des deux plaques précédentes. Et il semble bien que cela ait payé, même s'il n'est pas certain que le Rob en question y soit pour quelque chose dans la créativité. Pourtant, on en revient aux riffs vrais (pas juste des accords alignés à la douzaine, sauf le respect de Benante qui signait la musique de Stomp et Volume 8), avec même quelques passages à la guitare sèche qui tombent juste. Dans l'ensemble, les new-yorkais ont pondu ici un album très solide, qui retourne un peu vers l'époque baffe-dans-la-gueule quand Sound Of White Noise est sorti. La boucle est bouclée. C'est la meilleure nouvelle en soi, mais ce n'est pas suffisant pour surpasser ce monument déjà vieux de dix ans... l'éternel problème du goût de trop peu quand on s'en tient à des comparaisons.
VinZ
Appréciation :
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Musique
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Production
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Présentation/livret
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    , pour le retour à l'ancien logo !
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