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Iron Maiden « Dance of Death »

Distribution : EMI 2003
Durée : 68', 11 pistes
Site : www.ironmaiden.com

 Chronique :  

Après un " Brave new world " magnifique, " Dance of Death " est sans doute le pire album du groupe ! Cette phrase choc, tirée de son contexte, en interpellera plus d'un, mais rassurez-vous, elle ne concerne que la pochette. Mais je commence par la première chose que j'ai découverte de cet album, et je dois dire que si ce n'était pas Maiden, je n'aurais même pas eu envie de l'écouter. Passons à la musique : " Dance of Death " démarre en trombe par " wildest dreams " et " Rainmaker ", deux titres compacts et accrocheurs typiques de ce que le groupe fait depuis 20 ans, la qualité est là, mais certainement pas l'originalité, mais bon, on ne peut leur en vouloir, ils ne copient personne, eux. Cela permet en tout cas de constater que le Commandant Dickinson n'a rien perdu de sa superbe, au contraire. Et aussi que la production de Kevin Shirley est top, il a même réussi à convaincre Steve Harris d'améliorer le son de sa basse de en éliminant les " cthing chtong " qu'on entendait tant auparavant. Puis avec " No more lies " et " Dance of Death ", Maiden développe deux titres épiques aux refrains simples et imparables, avec pas mal de rebondissements, à la manière de ce qu'ils ont fait sur " Brave new world ". On continue dans du Maiden assez typique, peut-être un peu plus rock'n'roll que d'habitude, mais certainement toujours inspiré, avec les 3 guitaristes qui rivalisent de solos dantesques. Mais pour moi, ce qui fait désormais la force de Maiden en 2003, outre leur passé glorieux et leur immense discographie, c'est leur capacité à écrire des titres comme " Paschendale ", " Face in the Sand ", et " Journeyman ", Maiden prouve son incroyable talent d'écriture collectif, en proposant 3 titres vraiment magiques qui constituent pour moi le noyau le plus intéressant de cet album, bourrés d'atmosphères, de mélodies sublimes, et quand sur " Journeyman ", Bruce chante " I know what I want " sur fond de guitares acoustiques et d'ensemble à cordes, les frissons vous parcourent l'échine, c'est vraiment du grand art. Sur ce, moi aussi, je sais ce que je veux, je veux le réécouter ! Up the irons !

Hellric

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