Appréciation globale :
death mélodique moderne

In Flames " Soundtrack to your escape "

Distribution : Nuclear Blast 2004
Durée : 47', 12 titres
Site : www.inflames.com

 Chronique :  

In Flames, on ne les présente plus, c'est depuis de nombreuses années une valeur sûre du métal, et l'un des plus gros vendeurs du plus gros label metal, Nuclear Blast. Bien entendu, le groupe est attendu au tournant après un excellent Reroute To Remain qui leur a ouvert les portes de l'Amérique et qui avait vu le groupe incorporer des riffs plus 'nu metal' , des claviers electro/goth et des refrains en chant clair. Le septième album studio des bouillants suédois sera donc dans la ligne directrice de 'Reroute to remain'. Il démarre sur les chapeaux de roues avec un " f(r)iend " agressif à souhait, avec ses riffs basiques et ses hurlements de damné, c'est seulement à la fin du morceau que l'on reconnaît les lignes de guitares typiques de Bjorn Gelotte et Jesper Stromblad. Ensuite, la première grosse claque du disque, " The Quiet place ", le premier single, servi par un clip très pro, on voit ici les ambitions du groupe… Très mélodique, où claviers et guitares s'unissent pour le meilleur, cet hymne contient un refrain superbe en chant clair d'Anders Friden. La suite est du même tonneau, entre parties dévastatrices et refrains mélodiques, et tous les titres sont de grande qualité, bien malin qui pourra dire si le prochain single sera " Borders and shading ", " Touch of Red ", " My sweet shadow ", le fabuleux slow death metal " Evil in a closet ", ou un autre titre... Malgré tous les éléments ajoutés au death mélodique initial d'In Flames, leur patte reste reconnaissable, que ce soit au niveau des guitares, des rythmiques et du chant, il suffit d'écouter " In search for I ", " Superhero of the computer rage " ou " Dead Alone ". Malgré que cela risque de fâcher certains fans " des premières heures " qui estiment que le groupe s'est " vendu ", je trouve que l'évolution d'In Flames est très belle, ils ont su garder une longueur d'avance sur la masse grouillante des prétendants à la couronne du death mélodique. Alors, encore un fois l'album parfait ? Non, il y a un élément qui nuit à ce disque, c'est sa production de Daniel Bergstrand (Dug Out studios). Intrinsèquement, elle est de bonne qualité, mais elle est trop similaire à ce que Daniel Bergstrand fait pour tous les autres groupes qu'il produit, surtout au niveau du son de la batterie, qui est assez perturbant et manque de naturel dans les cymbales. In Flames mérite mieux qu'une production standardisée, je préférais largement la puissance des productions du Fredman ! Malgré ce petit bémol, cet album d'In Flames est un événement majeur et figurera à coup sûr dans pas mal de tops de l'année 2004. et si vous n'aimez pas leur évolution, il ne vous reste qu'à vous rabattre sur un des 666 groupes qui font du In Flames ancienne mouture…

Hellric

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