Appréciation globale :
Rammstein !

Rammstein " Reise, reise "

Distribution : Universal 2004
Durée : 48', 11 pistes
Site : www.rammstein.com

 Chronique :  

Il aura fallu 3 ans à Rammstein pour donner un successeur au fabuleux « Mutter », nous avons d’ailleurs manqué de ne pas en avoir du tout, le groupe ayant connu une crise qui aurait pu déboucher sur le split... Mais ça y est, je le tiens, cd « Reise, reise », invitation au voyage (avec des photos d’avion écrasé dans le livret, on reconnait directement l’humour des teutons ;-). Voyage aussi dans différents genres et les différentes époques du groupe, toujours avec la patte Rammstein bien sûr. On commence avec la plage titulaire qui permet d’emblée de se rendre compte de l’immense boulot de leur producteur de toujours, Jacob Hellner. Cette piste d’ouverture est dans la veine de « Mutter », tempo lent, orchestre symphonique et déjà un refrain incontournable. Suit le premier single « Mein teil », titre violent bien que mid tempo, dans la lignée de Herzeleid, qui raconte l’histoire d’un fait divers en Allemagne, où un cannibale a bouffé la, le, enfin, bon vous avez compris... d’une de ses victimes, elle-même consentante, où Till imite différents personnages, terrible mur de guitares derrière... Avec « Dalai Lama » revient au style Mutter (« Sonne »), avec pas mal d’effets, de choeurs mélodiques, jolis ponts mélodiques entre les rythmiques toujours aussi martiales. « Keine lust » est un titre classique pour Rammstein, puis « Los » est beaucoup plus en nuances, avec peu de guitares électriques : Rammstein y montre qu’il a du swing. « Amerika » est le titre le plus accrocheur, le refrain est inspiré du fameux « We’re all living in America », mais à la sauce Rammstein bien entendu, avec un texte savoureux. Après l’Amérique vient « Moskau », superbe morceau où le groupe introduit un accordéon et un chant en russe d’une certaine Viktoria (la rumeur disait qu’il s’agissait d’une chanteuse de Tatu, ça ressemble, mais... ?). « Morgenstern » est un autre titre classique, alors que « Stein um stein » est un « slow » aux orchestrations superbes, mais qui n’a pas le côté kitsche d’un « Seeman », avec tout de même un refrain très rentre dedans. « Ohne dich », c’est la preuve que l’allemand peut être poétique, une facette peu connue de Rammstein, qui range les guitares au second plan et se fie au piano et à l’orchestre. J’épinglerai enfin « Amour », le dernière piste, assez soft elle aussi, encore un chorus accrocheur au possible et une belle montée en puissance ! Voilà encore un album impressionnant d’un groupe qui avance sans se trahir ni se compromettre. Vielen Dank Rammstein !!!

Hellric

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