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Rammstein " Reise, reise "
Chronique :
Il aura fallu 3 ans à Rammstein pour donner un successeur au fabuleux
« Mutter », nous avons d’ailleurs manqué de ne
pas en avoir du tout, le groupe ayant connu une crise qui aurait pu déboucher
sur le split... Mais ça y est, je le tiens, cd « Reise, reise
», invitation au voyage (avec des photos d’avion écrasé
dans le livret, on reconnait directement l’humour des teutons ;-).
Voyage aussi dans différents genres et les différentes époques
du groupe, toujours avec la patte Rammstein bien sûr. On commence
avec la plage titulaire qui permet d’emblée de se rendre compte
de l’immense boulot de leur producteur de toujours, Jacob Hellner.
Cette piste d’ouverture est dans la veine de « Mutter »,
tempo lent, orchestre symphonique et déjà un refrain incontournable.
Suit le premier single « Mein teil », titre violent bien que
mid tempo, dans la lignée de Herzeleid, qui raconte l’histoire
d’un fait divers en Allemagne, où un cannibale a bouffé
la, le, enfin, bon vous avez compris... d’une de ses victimes, elle-même
consentante, où Till imite différents personnages, terrible
mur de guitares derrière... Avec « Dalai Lama » revient
au style Mutter (« Sonne »), avec pas mal d’effets, de
choeurs mélodiques, jolis ponts mélodiques entre les rythmiques
toujours aussi martiales. « Keine lust » est un titre classique
pour Rammstein, puis « Los » est beaucoup plus en nuances, avec
peu de guitares électriques : Rammstein y montre qu’il a du
swing. « Amerika » est le titre le plus accrocheur, le refrain
est inspiré du fameux « We’re all living in America »,
mais à la sauce Rammstein bien entendu, avec un texte savoureux.
Après l’Amérique vient « Moskau », superbe
morceau où le groupe introduit un accordéon et un chant en
russe d’une certaine Viktoria (la rumeur disait qu’il s’agissait
d’une chanteuse de Tatu, ça ressemble, mais... ?). «
Morgenstern » est un autre titre classique, alors que « Stein
um stein » est un « slow » aux orchestrations superbes,
mais qui n’a pas le côté kitsche d’un « Seeman
», avec tout de même un refrain très rentre dedans. «
Ohne dich », c’est la preuve que l’allemand peut être
poétique, une facette peu connue de Rammstein, qui range les guitares
au second plan et se fie au piano et à l’orchestre. J’épinglerai
enfin « Amour », le dernière piste, assez soft elle aussi,
encore un chorus accrocheur au possible et une belle montée en puissance
! Voilà encore un album impressionnant d’un groupe qui avance
sans se trahir ni se compromettre. Vielen Dank Rammstein !!!
Hellric
Appréciation :
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Musique
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Production
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Présentation/livret
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