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Cradle Of Filth " Nymphetamine "
Chronique :
Ils n’auront pas fait long feu sur la major Sony, nos petits vampires
de Cradle of Filth ! C’est donc sur leur nouveau label Roadrunner
que paraît Nymphetamine, mais, nouveauté : aucun membre n’a
été viré depuis le précédent album, Dani
a simplement recruté un second guitariste, James Mac Ilroy. Le groupe
n’a en tout cas pas chômé puisque un an s’est écoulé
depuis le superbe « Damnation and a day », sans négliger
de tourner, une belle performance en soi ! Mais trêve de bavardage,
il vaut quoi ce nouvel album ? Après une intro relativement quelconque,
« Gilded cunt » déboule, dans le plus pur style Cradle,
riff très thrash, tempo survolté, mais c’est pourtant
la chanson la plus faible de l’album, donc ne jugez pas celui-ci sur
un extrait de ce morceau. Mais dès Nemesis, et jusque la fin du disque,
la complexité revient, du moins au niveau de la composition, car
les arrangements orchestraux sont nettement moins envahissants, les claviers
et le chant soprano de Sarah Jezabel Deva sont bien plus discrets que sur
« Damnation and a day ». Elément délicat, le chant
: tous les registres de Dani y passent, mais ses poussées les plus
aigues se font rares, et c’est très bien ainsi. Nymphetamine
est beaucoup plus axé sur les guitares, entre rythmiques thrash et
duels dans la grande tradition du heavy de Judas Priest ou Maiden (écoutez
donc le riff principal de « Coffin fodder » ;) ), et est donc
de ce fait plus direct, mais aussi plus dur. Notez l’apparition remarquée
de Liv Kristin Espenaes (Leave’s Eyes, ex Theatre of Tragedy) sur
la plage titulaire, dont la voix angélique est le parfait pendant
des aboiements démoniaques du Dani. La qualité des titres
est remarquable, encore une fois, en quelque sorte un mélange de
‘Midian’ et de ‘Cruelty’. Je ne m’aventurerai
pas à dire que c’est leur meilleur album, mais une chose est
sûre, la production est la meilleure qu’ils ont jamais eue,
Rob Caggiano d’Anthrax a fait un boulot du tonnerre, les guitares,
la basse et la batterie sonnent comme jamais, du moins pour Cradle ! Comme
toujours, l’aspect graphique est très soigné, avec un
livret monochrome très gothique, érotique et malsain. Voici
donc un album qui ravira tous les fans du groupe, et qui ne convaincra sans
doute pas plus ses détracteurs... mais si vous n’êtes
ni l’un ni l’autre, écoutez-le !
Hellric
Appréciation :
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Musique
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Production
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Présentation/livret
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