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After Forever " Remagine "
Chronique :
Depuis leur premier album « Prison of desire » et
encore plus avec « Decipher », j’ai toujours
considéré After Forever comme un groupe incontournable de
la scène gothique/symphonique moderne, même si le MCD Exordium
et l’album « Invisible circles » étaient
loin de me convaincre, je trouvais que le groupe avait perdu beaucoup avec
le départ de Mark Jansen. Eh bien je suis heureux de dire qu’aujourd’hui,
After Forever se porte à merveille, mieux que jamais en fait. Dès
les premiers riffs de « Com », on est rassuré
et conquis : After Forever continue d’évoluer en digérant
d’innombrables influences et non des moindres, que ce soit Nightwish
(« Living Shields »), Therion (« Forever »)
et plein d’autres encore. Chaque chanson de « Remagine »
est une perle en soi, avec un univers propre, que ce soit heavy (« Come »),
intimiste avec la très émouvante ballade « Strong »,
épique et émouvant avec le magnifique premier single « Being
Everyone » qui ferait passer Within Temptation pour des amateurs,
plus mécanique (« Attendance »), voir carrément
dark métal dans le style de Trail of Tears récent (« No
control » avec son chant uniquement masculin death/black)...
Il n’y a vraiment pas une minute à jeter dans ce chef d’oeuvre.
Le nouveau claviériste Joost van den Broeck apporte énormément
d’idées et de créativité avec des sons de claviers
futuristes ou plus seventies, qui apportent un vrai plus créatif
à la musique. Les deux guitaristes se sont bien lachés, envoyant
nombre de riffs bien métal et excellents Mention spéciale
pour le batteur André Borgman : le maheureux a été
victime d’une tumeur au cerveau pendant l’enregistrement et
les pistes de batterie de cet album sont donc celles de préproduction,
dont la qualité était telle qu’ils ont pu les utiliser.
Aujourd’hui André va mieux et va reprendre les concerts, il
mérite d’autant plus votre soutien. Et enfin comment passer
sous silence la remarquable performance vocale de Floor Jansen ? A
l’aise dans le soprano comme dans le heavy, voire le pop, elle a une
présence énorme et transmet parfaitement toutes les émotions
de ce métal très dense de ce point de vue. Un mot sur la production
de Hans Pieters, Sasha Paeth, Olaf Ritmeier et du claviériste Joost :
brillante et ce n’est pas peu dire quand on considère la complexité
de l’album, qui renferme aussi des choeurs et un ensemble à
cordes.
J’ai bien réfléchi avant d’écrire ceci,
donc voici mon verdict final : After Forever signe ici son meilleur
album, et par la même occasion l’un des albums incontournables
de l’année, tous styles confondus.
Hellric
Appréciation :
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Musique
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Production
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Présentation/livret
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