Appréciation globale :
gothic metal symphonique

After Forever " Remagine "

Distribution : Transmission Records 2005
Durée : 52', 11 titres
Site : www.afterforever.com

 Chronique :  

Depuis leur premier album « Prison of desire » et encore plus avec « Decipher », j’ai toujours considéré After Forever comme un groupe incontournable de la scène gothique/symphonique moderne, même si le MCD Exordium et l’album « Invisible circles » étaient loin de me convaincre, je trouvais que le groupe avait perdu beaucoup avec le départ de Mark Jansen. Eh bien je suis heureux de dire qu’aujourd’hui, After Forever se porte à merveille, mieux que jamais en fait. Dès les premiers riffs de « Com », on est rassuré et conquis : After Forever continue d’évoluer en digérant d’innombrables influences et non des moindres, que ce soit Nightwish (« Living Shields »), Therion (« Forever ») et plein d’autres encore. Chaque chanson de « Remagine » est une perle en soi, avec un univers propre, que ce soit heavy (« Come »), intimiste avec la très émouvante ballade « Strong », épique et émouvant avec le magnifique premier single « Being Everyone » qui ferait passer Within Temptation pour des amateurs, plus mécanique (« Attendance »), voir carrément dark métal dans le style de Trail of Tears récent (« No control » avec son chant uniquement masculin death/black)... Il n’y a vraiment pas une minute à jeter dans ce chef d’oeuvre. Le nouveau claviériste Joost van den Broeck apporte énormément d’idées et de créativité avec des sons de claviers futuristes ou plus seventies, qui apportent un vrai plus créatif à la musique. Les deux guitaristes se sont bien lachés, envoyant nombre de riffs bien métal et excellents Mention spéciale pour le batteur André Borgman : le maheureux a été victime d’une tumeur au cerveau pendant l’enregistrement et les pistes de batterie de cet album sont donc celles de préproduction, dont la qualité était telle qu’ils ont pu les utiliser. Aujourd’hui André va mieux et va reprendre les concerts, il mérite d’autant plus votre soutien. Et enfin comment passer sous silence la remarquable performance vocale de Floor Jansen ? A l’aise dans le soprano comme dans le heavy, voire le pop, elle a une présence énorme et transmet parfaitement toutes les émotions de ce métal très dense de ce point de vue. Un mot sur la production de Hans Pieters, Sasha Paeth, Olaf Ritmeier et du claviériste Joost : brillante et ce n’est pas peu dire quand on considère la complexité de l’album, qui renferme aussi des choeurs et un ensemble à cordes.
J’ai bien réfléchi avant d’écrire ceci, donc voici mon verdict final : After Forever signe ici son meilleur album, et par la même occasion l’un des albums incontournables de l’année, tous styles confondus.

Hellric

 Appréciation :  

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